Le Carrefour

point de rencontre

Cerf grillé au Sortilège

Classé sous: Divers — Karine à 6:49 pm le Wednesday, July 23, 2008

C’est avec tristesse que j’ai appris ce matin que l’agréable aventure Cuisine P@ssion prenant fin…

Le troisième et dernier numéro de ce magazine imaginé et financé par Catherine Mongeois m’a charmé de par sa qualité lorsqu’il m’a été livré par la poste avant-hier. Je remercie cette dame pour toute les énergies, les ressources et la bonne volonté qu’elle a mise à créer cette publication à l’effigie des bloggueurs.

Ce fut une belle expérience!

La recette qui suit serait apparue dans le quatrième numéro de Cuisine P@ssion.

Cerf_sortilege

Ingrédients pour 4 personnes :

  • Un carré de cerf comprenant 8 côtes, divisé en 4
  • 90 ml de Sortilège*
  • 4 branches de thym
  • 2 gros oignons coupés en de fines juliennes
  • 45 ml de beurre
  • 500 ml de bouillon de bœuf ou de veau
  • 1 feuille de laurier
  • 75g d’un bleu d’Auvergne

Bien frotter les morceaux de cerf avec 3 branches de thym et 30ml de Sortilège, placer dans un contenant et laisser mariner pendant 30 minutes.

Dans une casserole, faire revenir doucement les oignons dans le beurre pendant 10 minutes, en remuant de temps en temps.

Ajouter le bouillon de bœuf, 60 ml de Sortilège, la feuille de laurier et la branche de thym restante. Laisser frémir sur un feu moyen-doux pendant 25 minutes.

Sur un grill préchauffé à feu élevé, déposer les doubles côtes de cerf et les laisser ainsi cuire pendant 4 minutes tout en vérifiant l’intensité du feu. Retourner et réduire la flamme, poursuivre selon la cuisson désirée et réserver. Le cerf étant un animal nerveux, sa viande perdra toute sa tendresse si elle est cuite trop longtemps.

Bien incorporer le bleu à la réduction aux oignons et cuire 5 minutes supplémentaires en remuant constamment.

Servir la sauce au Sortilège sur les côtes de cerf grillées encore chaudes.

*Le Sortilège est un whisky canadien à l’érable, son goût incomparable vous fera assurément tomber sous son charme!

Mon chat et la lipidose hépatique féline…

Classé sous: Divers — Karine à 10:13 am le Thursday, July 17, 2008

Un sujet bien loin des bons petits plats aujourd’hui, hélas!

Solute

Mon chat est probablement malade parce que moi, j’ai été ignorante… Il y a 4 ou 5 semaines, ma chatte Chanelle avait une diarrhée persistante, j’ai donc mis mes deux chats sur une nouvelle sorte de nourriture faite maison, remplaçant ainsi de façon drastique leur menu autrefois composé d’une nourriture sèche du commerce. Elle a cessé toute suite d’être malade et les deux chats on obtenu un pelage magnifique tout en étant plus actifs que jamais. Puisqu’ils ont tous les deux un poids en haut de la normale, je ne me suis pas inquiétée quand j’ai vu que Charlot ne mangeait plus beaucoup après 3 semaines sur son nouveau menu, je me suis dit que quand il aurait vraiment faim, il mangerait. Cette nourriture était crue, j’imagine qu’elle a éveillé chez lui l’instinct du chasseur et il chassait ce qu’il pouvait trouver sur la petite terrasse clôturée qui nous sert de cour: araignées, sauterelles, mouches, etc. Peut-être aussi avait-il faim et ne voulait pas manger ce que je lui offrait car la deuxième recette était quelque peu différente de la première, ajout de vitamines et d’huile de poisson. Je l’ai grondé en le voyant entrer dans la maison, un petit lacet noir ressemblant à une queue de souris grouillant sur ses lèvres. Quand il a lâché sa prise, je me suis retrouvé avec une queue de lézard se tortillant sur le plancher et j’ai reconnu les écailles que j’avais trouvé quelques jours auparavant sur le tapis de la salle de bain. Je ne l’ai pas laissé la manger… Le soir, je lui donnais au moins des petits cubes de poitrines de poulet biologique et frais, qu’il mangeait. Mais doucement il a complètement arrêté de manger. Il avait des haut-le-coeur quand je lui présentait de la nourriture, même quand ce fut le thon en boîte et la nourriture du commerce que je tentais de lui donner par désespoir.

Je l’ai amené mardi matin chez le vétérinaire, croyant que nous avions affaire à un virus ou quelque chose du genre. Quand le diagnostic est tombé, j’ai eu envie de fondre en larmes. Mon chat est atteint de la lipidose hépatique féline. Cette maladie est déclenchée par l’anorexie du chat. En cessant de manger, son corps va chercher les gras emmagasinés en lui mais le foie d’un chat n’est pas construit de façon à supporter ceux-ci. Il se met à accumuler les gras et à cesser de fonctionner proprement. Le chat perd alors ses énergies, est atteint de nausée chronique et dans certains cas, comme Charlot, montre les signes d’une jaunisse.

Je n’ai pas voulu qu’on lui installe un tube de gavage et j’ai préféré lui donner les soins nécessaires à la maison. Tous les matins, je dois lui insérer une aiguille sous la peau du dos pour lui injecter 100 ml de soluté. Je dois ensuite lui faire deux injections: un antibiotique et un anti-nausée. À toutes les quatre heures, je dois lui donner oralement du Reglan, pour stimuler l’appétit et réduire les nausées et ensuite le forcer à manger à la seringue. Cette dernière étape est la pire de toutes…

Charlot a 7 ans, il était en pleine santé avant d’être atteint de lipidose hépatique féline, mis à part un problème urinaire que nous avions réglé depuis quelques années déjà. J’espère seulement que nous réussirons à le sauver car cette maladie est fatale si elle n’est pas prise en charge à temps et il n’y a aucune garantie de guérison. J’espère aussi qu’il me pardonnera les souffrances que je lui inflige chaque jour de par ce traitement désagréable…

Charlot

Je garde tout de même espoir en lisant des récits comme celui de Magnum, qui a contracté la même maladie il y a 10 ans et qui, après le même traitement pendant quelques semaines, s’en est complètement remis et est aujourd’hui en parfaite santé.

Si je raconte tout ça ici, c’est que certains parmi vous ignorent peut-être, tout comme moi il y a quelques jours, l’existence de cette terrible maladie. Si votre boule de poils ne mange pas ou mange très peu, n’attendez pas, allez consulter le plus rapidement possible, ça pourrait lui coûter la vie.

Mise à jour - 18 Août 2008

Plusieurs d’entre vous m’ont écrit pour me faire part de leurs inquiétudes et leur peine de voir leur chat vivre la même maladie que mon Charlot. Je vous souhaite de tout coeur que votre ami poilu se rétablisse rapidement. Surtout, ne vous laissez pas gagner par le découragement, il est possible de remporter la victoire sur la lipidose hépatique féline!

Charlot, après près d’un mois de traitement intensif, a recommencé à manger et à boire tout seul. Sa jaunisse disparait tranquillement et sa joie de vivre est revenue toute entière. Les premiers signes de sa guérison ont d’ailleurs été le retour de son côté enjoué et de la petite étincelle de vie dans ses yeux.

Charlot a reçu 100cc de soluté chaque jour pendant un mois ainsi qu’un antibiotique, un anti-nausée et un stimulant d’appétit trois fois par jour. Je l’ai nourri de la formule A/D de Hills mixée à un peu d’eau, 1/8 de portion humaine de Chardon-Marie et d’Oméga-3. Je mettais le tout dans le robot culinaire et puis au frigo entre chaque repas. Je réchauffais les seringues remplies dans un verre d’eau chaude jusqu’à ce qu’elles soient tièdes avant d’en nourrir Charlot. Je lui ai donné de 96cc à 126cc par jour à raison de 6 repas les trois premiers jours (aux 4 heures) pour ensuite réduire à 5 repas par jour, puis à 4 et finalement, quand il a recommencé à manger, j’ai continué à le nourrir à la seringue de petites quantités, pour compléter, le matin et le soir pendant quelques jours. J’ai ensuite cessé complètement de le forcer à manger, lui faisant ingérer à la seringue seulement le stimulant d’appétit deux fois, puis une fois par jour pour enfin cesser complètement.

Un gros lot d’amour et de caresses réconfortantes ont été une importante partie de la guérison et on contribué grandement à conserver la confiance que Charlot me porte. J’ai aussi dédié une seule pièce de la maison aux traitements divers: la salle de bain. Ainsi, quand j’ouvrais la porte, il savait que c’était terminé et qu’il pouvait se détendre sans crainte, c’était généralement le moment qu’il choisissait pour monter sur le lit en ronronnant et m’offrir sa bedaine à flatter ;-)

  • Vous trouverez plus d’informations dans les commentaires suivant cet article, veuillez poursuivre votre lecture jusqu’à ceux-ci. Merci!

Si vous vivez la même situation et avez des interrogations, n’hésitez pas à me contacter par courriel à info@le-carrefour.com , il me fera plaisir de vous répondre, dans la mesure limitée de mes connaissances à ce sujet.

Courage!

Cuisses de carnard confites à l’ail et au poivre rose

Classé sous: Cuisine, Sauces et vinaigrettes, Volailles — Karine à 7:25 pm le Monday, July 7, 2008

Je sais que j’ai quelque peu délaissé le Carrefour ces derniers mois. La raison en est simple, je veux conserver celui-ci comme il l’est, c’est à dire une passion à laquelle je prends plaisir, plutôt que de l’envisager comme une obligation. Je cuisine toujours et je photographie encore mais j’aime bien prendre l’inspiration comme elle vient et quelques périples dans ma vie dernièrement m’ont demandé de canaliser mes énergies sur des causes un peu plus personnelles. Je ne promettrai pas ici que j’écrirai plus souvent, je vous dirai seulement qu’aujourd’hui, comme à chaque fois que je fais apparaître un billet ici, j’avais envie de partager quelque chose avec vous et que j’apprécie toujours grandement vos passages chez moi et vos commentaires.

Voici donc un délicieux classique français, si vous me permettez d’oser vous le présenter ainsi, dont j’espère ne pas trop déformer la tradition ;-)

confit_canard

Ingrédients:

  • Sel de Guérande
  • Autant de cuisses de canard que vous le désirez
  • Assez de gras de canard pour en recouvrir les cuisses placées serrées dans une casserole
  • Une gousse d’ail par cuisse
  • Poivre rose

La marche à suivre est assez simple: Parer les cuisses et les enrober de sel, les laisser reposer, couvertes, au frigo pendant 24 heures. Placer ensuite les cuisses débarrassées du sel dans une casserole juste assez grande pour les recevoir, insérer les gousses d’ail ça et là, bien couvrir du gras de canard, ajouter le poivre rose et amener à petite ébullition. Réduire aussitôt le feu et tenter de conserver une température de 158ºF (70ºC), que le tout soit tout juste frémissant, pendant au moins deux heures. Vous pouvez servir le confit aussitôt ou bien, comme le classique, le mettre en bocal pour le réchauffer dans une poêle bien chaude au moment de servir.

N’oubliez pas de conserver vos gousses d’ail confites pour vos prochaines pommes de terre pilées, c’est un délice dont il ne faut pas se priver!

Sur ce, passez une belle soirée (ou journée ;-) et à la prochaine!