Le Carrefour

point de rencontre

Un smoothie tout rose au rhum blanc et au basilic

Classé sous: Blogoisie, À boire! — Karine à 9:32 am le Thursday, May 17, 2007


Un petit smoothie bien simplissime et tout en fraîcheur, que je dédie à femmes avant tout, rejoignant ainsi les rangs de la chaîne toute rose de Requia. Car le cancer du sein, ça a touché tout le monde, de près ou de loin. Parce que malgré cette maladie, quand ça va mieux, on veut être femme et oui, peut-être s’amuser un peu et profiter du jour qui passe. C’est avec cette pensée que j’ai choisi une boisson plutôt festive pour l’occasion.

Smootie_1

Ingrédients pour 2 personnes:

  • Une douzaine de fraises surgelées

  • Une poignée de framboises surgelées

  • 1 oz de rhum blanc

  • 1 tasse (250 ml) d’eau de source

  • 1/4 tasse (60 ml) de sucre

  • Le jus d’1/2 lime (citron vert)

  • 3 ou 4 feuilles de basilic frais

Mettre tous les ingrédients dans le vase du robot culinaire et broyer jusqu’à consistance désirée!

Smootie_2

Savourer en bonne compagnie par une belle journée ensoleillée en se disant qu’aujourd’hui, la vie nous offre un petit bonheur.

Icone_snrEdit, le 17 Juin 2007: Ayant été absente pour le weekend, je reviens tout juste de ma boîte de courriels qui contenait une surprise de taille: Cette recette est l’une des 5 gagnantes du concours ‘Saveurs Nomades Rose‘! Cela me touche d’autant plus que trois des autres recettes gagnantes sont de blogueuses qui ont toute mon admiration, la quatrième, qui m’était jusqu’alors inconnue, est une très belle découverte. Je ne vous en dis pas plus, les résultats officiels vous seront présentés par Saveurs Nomades dans quelques jours, d’ici là, peut-être en découvrirez-vous plus, au fil de vos lectures bloguesques…

Edit, le 15 Septembre 2008: Cette recette a été soumise pour la 18ième édition du maintenant bien populaire Jeu “À vos casseroles!”.  Merci Marie-Laure!

Chocolat chaud pimenté

Classé sous: Douceurs, À boire! — Karine à 9:26 pm le Thursday, January 11, 2007

Il est étonnant que pour une formule aussi simple que celle du chocolat chaud, il y ait autant de recettes. Nous l’aimons tous à notre façon, selon nos goûts et nos rencontres diverses avec celui-ci ainsi que le sentiment que celui-ci nous inspire. Je vous délivre aujourd’hui les ingrédients du mien de chocolat chaud préféré qui ira s’ajouter à la liste des autres amoureux du chocolat de la blogosphère!

Chocolat_chaud

Ingrédients pour 1 personne:

  • 2 tasses (500 ml) de lait
  • 30 g de chocolat noir 70% en pastilles ou râpé
  • Une bonne pincée de piment de Cayenne ou un Chili incisé
  • 1 c. à table (15 ml) de miel

Dans une petite casserole mettre le lait, le chocolat et le piment et chauffer en fouettant jusqu’à ce que le chocolat soit bien fondu. Retirer le Chili si c’est ce que vous avez utilisé et ajouter le miel (j’aime le pas-trop-sucré, ajoutez plus de miel si vous préférez bien-sucré ;). Déguster.

Quarante-trois ans en bouteille

Classé sous: À boire! — Karine à 1:51 pm le Saturday, October 21, 2006

Notre ami Chris nous a téléphoné par un beau dimanche après-midi. Il nous a parlé de sa décision de partager avec nous une acquisition précieuse. Le rendez-vous était donné pour le soir même. Après quelques courses, je me suis appliquée à mettre en place un repas digne de ce privilège. Une bouteille pareille ne passera sûrement pas deux fois sous notre toit!

Port_3

Avant de vous transporter directement à l’expérience en question, laissez-moi vous partager le fruit de notre écoute attentive de ce commis connaisseur si gentil de la SAQ qui a bien voulu nourrir notre soif d’amateurs de Porto il y a quelques années. Je vous parlerai brièvement ici des trois grandes catégories de Porto.

Porto Tawny

Cette catégorie englobe les Tawny courants jeunes (2 ou 3 ans) qui seront sur les tablettes sitôt embouteillés et vendus en tant que Porto de table, à prix relativement modique. Outre celui-là, aussi appelé Tawny, les Portos avec indication d’âge (10, 20, 30 ou même 40 ans). Ceux-ci ont été embouteillés après avoir pris leur maturité en barils de bois le nombre d’années indiqué. Il ne se bonifie pas en bouteille.

Porto Vintage

Le Porto des connaisseurs patients. Né d’une récolte exceptionnelle et en général d’un vignoble de bonne réputation, il est reconnu millésime. Mais ne mérite pas l’appelation Vintage qui le veut, il doit en fait obéir à des critères des plus exigeant et ensuite être reconnu par l’Institut du vin de Porto. Le Porto Vintage est embouteillé rapidement, après seulement 2 ou 3 ans en fût. Il se bonifie pendant plusieurs années, soit au moins 20 ans et sa valeur augmente avec l’âge. Avant d’être servi, il doit être décanté car sa longue vie en bouteille a recouvert son lit d’un dépôt important.

L.B.V. (Late Bottled Vintage)

Ce Porto est issu de l’année indiquée sur la bouteille. Il se repose en fût pendant une période stricte de 4 à 6 ans après quoi il est embouteillé pour poursuivre son vieillissement. Comme le Vintage, il prend toute sa valeur avec les années.

Alors voilà que Chris nous a apporté une bouteille de Graham Vintage 1963!

Port_2

C’est après s’être délectés d’un bon repas tout en regardant d’un oeil ce précieux que nous nous sommes enfin installés devant l’objet de notre désir! Chris a commencé par retirer le sceau qui fût le valeureux protecteur du liquide délicat pendant ces quelques 43 ans. Déjà on pouvait commencer à reconnaître quelques effluves d’un doux parfum dont était gorgé le liège scellant la bouteille. C’est alors que les choses se sont compliquées… Le liège en question, sec de vieillesse, se mis à s’abandonner totalement à chaque mouvement de vrille. Nous avons donc dû délaisser la chère bouteille, le temps de nous rendre chez notre marchant de vin pour s’équiper d’un meilleur tire-bouchon. Nous nous sommes renseignés sur la possibilité d’une meilleure marche à suivre qui semble-t-il, n’existe pas vraiment. De retour à la maison, après avoir retiré les débris laissés à l’orée du goulot, nous avons tenté, armés d’énormément de délicatesse et d’un tire-bouchon tout neuf, d’apprivoiser ce sauvage du temps.

Liege

Nos efforts se sont soldés par la dégringolade du liège restant dans le précieux en question. C’est donc après avoir non seulement décanté mais aussi filtré le Porto tant espéré que nous l’avons enfin goûté. L’amateure que je suis s’en tiendra à un descriptif à la hauteur de ses papilles.

Naturellement, la première réaction devant le verre qui vous est tendu est de l’approcher de votre nez et de humer cette richesse. Après un tel prélude, vous n’avez d’autre choix que de fermer les yeux en laissant descendre les premières gouttes couleur rubis sur votre langue attentive. C’est alors que votre bouche est envahie d’une plénitude gustative inespérée. Vous exploitez ce plaisir bien particulier quelques secondes pour ensuite laisser votre nature suivre son cours. Alors qu’une chaleur agréable glisse dans votre gorge, vos papilles se détendent, vous laissant apprécier un goût d’une douce finesse. Vous ne direz rien encore, vous renouvellerez l’expérience, après quoi vous sortirez doucement de votre bulle pour partager vos impressions délicieuses avec ces autres sommeliers en herbe.

Merci à Chris de nous avoir fait partager cette expérience mémorable!